Actualité PROPAC (16)

Du 8 au 9 février 2024, à Douala au Cameroun, s’est tenue la formation sur le plaidoyer pour la promotion de l'agroécologie.

Organisée par la PROPAC, cette initiative mise en œuvre dans le cadre du projet FO-RI vise à renforcer les capacités les leaders et responsables des organisations paysannes nationales membres de la Plateforme Régionale des Organisations Paysannes d’Afrique Centrale pour un plaidoyer efficace en faveur de l'agroécologie, à différents niveaux (local, national et international).

L'agroécologie, alternative essentielle face aux défaillances du système de développement dominant, englobe divers aspects tels que la gestion de l'eau, le reboisement, la lutte contre l'érosion, la préservation de la biodiversité, la lutte contre le réchauffement climatique, et les dimensions économiques et sociales. Malgré une production alimentaire mondiale suffisante, 2 milliards d'individus continuent de souffrir de la faim. Cette situation résulte non seulement des inégalités du commerce international, mais aussi d'autres facteurs négatifs.

Du 05 au 08 février 2024, la Plateforme Sous-Régionale des Organisations Paysannes d'Afrique Centrale (PROPAC) a organisé un atelier de planification du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2024 du programme FO4ACP, à Douala, au Cameroun. Cet atelier a réuni les représentants des Organisations Paysannes Nationales (OPN) des dix pays de la CEEAC-CEMAC membres de la PROPAC.

Le programme FO4ACP est un programme global de soutien aux organisations paysannes des pays ACP, avec l'objectif d'augmenter les revenus, d'améliorer les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et nutritionnelle des agriculteurs familiaux organisés dans les zones cibles des pays ACP¹. Le programme FO4ACP est cofinancé par l'UE, le FIDA et le Groupe ACP, et mis en œuvre par cinq réseaux régionaux d'organisations paysannes, dont la PROPAC pour l'Afrique Centrale.

L'atelier de planification du PTBA 2024 du FO4ACP a pour but de faire le bilan des activités réalisées en 2023, d'identifier les axes et actions prioritaires pour 2024, d'harmoniser les stratégies opérationnelles et les outils de suivi-évaluation, de renforcer les capacités des équipes techniques des OPN, de collecter les bonnes pratiques et les leçons apprises, et de définir les étapes à venir pour la clôture du programme en 2025.

Au cours de l'atelier, les participants vont présenter les résultats obtenus en 2023, notamment l'appui à 120 initiatives économiques portées par des groupements de producteurs, la formation de 2400 agriculteurs sur les bonnes pratiques agricoles, la mise en place de 20 plateformes de dialogue multi-acteurs, la réalisation de 10 études sur les politiques agricoles, la production de 50 supports de communication et de gestion des connaissances, et le renforcement institutionnel de la PROPAC et des OPN

 

Le processus d’élaboration de la politique genre de la PROPAC a permis d’identifier les enjeux et défis à la prise en compte du genre pour concrétiser sa vision d’une agriculture familiale entreprenante, moderne et durable. (TELECHARGER LE DOCUMENT)

La PROPAC entend contribuer à l’amélioration des rapports sociaux touchant aux femmes, aux jeunes et aux groupes vulnérables ; et s’engage à :

  • Influencer les lois, les politiques, les stratégies ainsi que les approches programmatiques régionales et nationales
  • Mettre en œuvre des programmes performants dédiés à l’autonomisation des femmes et l’insertion des jeunes et des groupes vulnérables dans les métiers agro-pastoraux
  • Doter la PROPAC d’une culture sensible au genre et de collèges nationaux et régionaux performants.

Les principes directeurs devant guider les actions sont, entre autres :

Depuis quelques années, le Forum Rural Mondial et la PROPAC parachèvent des contrats de service pour l’exécution des tâches du Secrétariat du FRM dans la région d’Afrique centrale.
Ces contrats s’inscrivent en droite ligne du cadre de partenariat FRM-PROPAC dont l’objectif est d’approfondir la collaboration entre la PROPAC et le FRM, grâce à l’identification et l’implémentation d’axes synergiques de coopération ainsi qu’à la coordination de nos actions respectives visant à défendre l’agriculture familiale en Afrique Centrale. Lire le document

1.      Contexte

 

La ZLECAf, qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2021, a créé la plus grande zone de libre-échange au monde par le nombre de pays participants. Elle consolide un marché d'environ 1,3 milliard de dollars dans 55 pays membres de l'UA dont le PIB combiné s'élève à 3,4 billions de dollars.

L'Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) offre à l'Afrique une occasion unique de déployer son potentiel économique en faveur d'une croissance inclusive et d'un développement durable. Entre autres, il a pour objet de promouvoir la transformation et la croissance de l'agriculture en Afrique et de contribuer à la sécurité alimentaire, ainsi que d'améliorer la compétitivité à travers le développement des chaînes de valeur agricoles régionales et d'encourager les investissements essentiels dans les infrastructures de production et de commercialisation. À travers ses différents protocoles, l'accord sur la ZLECAf aborde le commerce des marchandises (calendriers de libéralisation tarifaire, barrières non tarifaires, règles d'origine), le commerce des services, la concurrence, les investissements et la propriété intellectuelle. Une fois mis en place, il devrait stimuler les échanges agricoles intra-africains, estimés actuellement à moins de 20% du total des échanges agricoles.

En Afrique centrale, l’agriculture joue un rôle essentiel dans le développement économique des Etats. Plus de 60 % de la population de la région vivent en milieu rural et 50 % de la population active travaillent dans le secteur agricole. Le processus du Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture en Afrique (PDDAA), initié lors du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement tenu à Maputo en 2003, réorienté lors du Sommet des Chefs d’Etat et Gouvernement de l’Union africaine tenu à Malabo en 2014 (Guinée équatoriale), a renforcé la perspective de transformer l’agriculture de manière à assurer une croissance durable et inclusive en Afrique au cours de la décennie 2015-2025.

Les pays d’Afrique centrale disposent d’orientations différentes dans leurs politiques agricoles, en fonction de leurs niveaux d’urbanisation et de leurs choix stratégiques en matière de valorisation des ressources naturelles. Une caractéristique commune à tous ces pays est le niveau insuffisant de production et de transformation locale des produits alimentaires pour satisfaire les besoins des consommateurs. Une grande majorité des pays de la sous-région dépend largement des importations de produits alimentaires dont les chiffres pèsent énormément sur la balance de paiement de la région.

Cependant, en dépit de sa position géographique et de la complémentarité potentielle en échanges des produits agricoles et alimentaires, l’Afrique Centrale reste l’une des régions les moins intégrées du continent, en termes de flux de commerce intracommunautaire, de mouvement des personnes et d’interconnexion des infrastructures physiques.

Alors que l’intégration commerciale régionale pourrait permettre d’améliorer la disponibilité des produits alimentaires et réduire la dépendance vis-à-vis des importations extrarégionales, la région est très peu intégrée économiquement, avec des échanges commerciaux au niveau régional très faibles (2 % au cours de la période 2015-2017). Les pays de la région échangent principalement avec l’UE (32 % des échanges de la région), les États-Unis (23 %) et de plus en plus avec les économies émergentes (dont la Chine, 16 %).

Les principales contraintes qui freinent le commerce régional des produits agricoles et agroalimentaires sont : a) l’inadéquation de l’offre et des excédents de production, b) l’insuffisance des capacités logistiques de commercialisation, notamment les infrastructures de transport et les marchés transfrontaliers structurés et régulés, et c) la persistance de Barrières Tarifaires et Non-Tarifaires (procédures) au commerce de produits agricoles. La faiblesse des instruments de couverture du risque de change lorsque les échanges s’effectuent entre zones monétaires, constitue également une contrainte importante.

Face à toutes ces contraintes, la PROPAC qui regroupe en son sein les producteurs agricoles de la région, s’interroge sur les enjeux de la ZLECAf et les opportunités qu’offrent un tel marché pour le secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique en Afrique Centrale, afin de préparer ses membres à tirer profit de ce gigantesque marché et de contribuer l’économie de la région.

  1. Objectifs et résultats attendus de l’atelier

Du 13 au 15 mars 2023, la république démocratique de Sao Tomé-et-Principe a accueilli le Forum des Femmes Rurales d'Afrique Centrale sur l'Agroécologie.

Cet évènement majeur et inédit placé sous le thème « Investir dans l’agroécologie pour l’autonomisation des femmes rurales, la résilience des exploitations agricoles familiales au choc climatique et la Gestion Durable des Ressources Naturelles en Afrique Centrale » organisé par la PROPAC en partenariat avec la FENAPA dans le cadre de la mise en œuvre du projet FO4ACP,

Ce Forum avait pour objectif de promouvoir le dialogue politique entre parties prenantes afin de garantir une meilleure prise en compte de l’agroécologie dans les politiques, les projets et programmes d’investissement agricole et de développement rural en vue la sécurité et la souveraineté alimentaire et nutritionnelle, l’autonomisations des femmes rurales et la résilience des exploitation agricoles familiales faces aux changements climatiques. LIRE LA NEWSLETTER

  1. Contexte et justification

Dans le cadre du programme FO4ACP (Farmers' Organizations for Africa, Caribbean and Pacific), les OP sont appuyé pour renforcer leur influence sur le contexte et les politiques économiques afin de favoriser une transformation de l’agriculture familiale et le développement d’initiatives économiques durables et inclusives par des entreprises dirigées par des agriculteurs et agricultrices. Il s’agit pour elles d’intensifier leur niveau de participation pour favoriser un environnement économique porteur et la compétitivité des petits exploitants dans le secteur agricole, de contribuer au renforcement des interprofessions et des plateformes de concertation ainsi que d’élaborer des positions communes intégrant le développement des filières et les thématiques transversales.

C’est ainsi que dans le cadre du Plaidoyer et du lobbying, les OPN ont effectué plusieurs actions en 2021 auprès des décideurs, ces activités ont permis d’échanger sur un des enjeux communs et de s’impliquer dans les espaces de prises de décision.

La PROPAC s’est impliqué dans le processus PDDAA dans le cadre de la revue bi annuel du rapport. Elle a renforcé son positionnement en tant que porte-parole des producteurs et a contribué à la revue des indicateurs du rapport d’évaluation de la mise en œuvre des piliers de l’accord de Malabo et de celui de Maputo.

1. Contexte et justification

L’appui du projet FO4ACP financé par l’UE/ACP/FIDA à travers la PROPAC pour la période allant de 2019 à 2023 a jusqu’en 2021, malgré des difficultés, contribué efficacement à la valorisation de l’immense potentiel agricole et de la population majoritairement jeune qui constitue un gisement d’opportunités sociales, économiques et humaines. Les différentes initiatives économiques, les actions de plaidoyer et l’appui institutionnelle ont contribué à leur rythme à la réduction du déficit de balance commerciale en ce qui concerne les produits alimentaires.  

Cette action se poursuit en 2022 pour permettre le renforcement des capacités des Organisations Paysannes afin qu’elles développent une offre de services de proximité adaptée, afin d’accroitre la productivité, la compétitivité des exploitations et entreprises agricoles familiales et contribuer de manière significative à la sécurité, la souveraineté alimentaire et nutritionnelle, la création des emplois durables en milieu rural et l’amélioration des conditions d’existence des ruraux.  

Suite à la mission de la RMP2022, un certain nombre d’actions ont été arrêtées parmi lesquelles l’organisation d’un atelier de planification afin de permettre une harmonisation des informations sur le déroulement du programme, déterminer les axes et actions prioritaires afin de contribuer à l’atteinte des objectifs du programme dans cette dernière phase. L’atelier permettra par ailleurs d’apprécier la production progressive des résultats notamment l’augmentation des chiffres d’affaires dans la plupart des initiatives.

Il s’agira aussi de proposer des actions pour des fonds additionnels pour consolider les évolutions obtenues et les étendre par effet de tache d’huile.

En outre, cet atelier offrira les possibilités de définition des besoins de formation des acteurs du réseau en vue de l’élaboration d’un plan de formation pour les prochaines années.  

DSC 0908

La communauté internationale célèbre ce jour 15 octobre la journée internationale de la femme rurale sur le thème :

« Les femmes rurales face à la crise mondiale du coût de la vie ».

A l’occasion de cette commémoration, la PROPAC souhaite rendre un hommage particulier à toutes femmes rurales d’Afrique Centrale qui travaillent sans relâche pour nous nourrir.

En effet, les femmes rurales jouent un rôle très important dans l’alimentation et le maintien des foyers en milieu rural. Car ce sont elles qui cultivent les denrées alimentaires, ce sont elles qui prennent soin des membres de leur foyer à travers les multiples tâches ménagères si vitales pour notre société.

Cependant force est de constater que tout le travail abattu par ces vaillantes femmes au niveau de leur ménage respectif n’est pas valorisé. Les produits agricoles qu’elles mettent sur le marché ne sont pas achetés au juste prix pouvant leur permettre de mener une vie digne et de continuer à nous produire de la nourriture. En plus de ces difficultés, elles doivent faire face aux catastrophes naturelles (inondations, sécheresses) liées aux changements climatiques, aux crises sécuritaires qui sévissent dans notre région (conflit agriculteurs-éleveurs, Boko Haram, conflits politico-militaires) à la conjoncture économique mondiale qui entraine les hausses des prix des intrants et produits de premières nécessités. Les femmes rurales font face également aux difficultés d’accès à la terre pour cultiver ou pratiquer un élevage, elles ont difficilement accès aux intrants de qualité et à des équipements permettant de réduire la peine de leur travail. 

Le 12 septembre 2022, la Plateforme régionale des Organisation paysannes d’Afrique Centrale (PROPAC) en collaboration et avec le soutien de l'AFSA, ROSA LUXEMBURG STITUNG et CROPS 4HD organise une conférence en ligne sur les semences paysannes en Afrique avec pour thème :
« Les systèmes semenciers paysans face au processus d'harmonisation des cadres de régulations des semences en Afrique : Enjeux et perspectives » 

L’objectif général de l’atelier est de permettre aux OP d’Afrique Centrale de se concerter avec la recherche agricole afin d’examiner et de proposer des solutions résilientes face aux différentes crises (sécuritaires et politico-militaires dans la sous-région, la crise de la covid-19, les changements climatiques, les catastrophes naturelles (sécheresse, inondations, insectes ravageurs) et plus récemment le conflit entre la Russie et l’Ukraine) qui affectent les systèmes alimentaires en Afrique Centrale en vue de susciter un engagement plus accru des décideurs et des partenaires techniques et financiers pour investir plus et mieux dans l’agriculture familiale et la recherche agricole pour une sécurité et une souveraineté alimentaire et nutritionnelle

L’atelier réunira une quarantaine de participants représentants les catégories d’acteurs ci-après :

− Les Organisations Paysannes : PROPAC, OPN et autres

− Les Instituts Nationaux de Recherche agricole ;

− Les institutions régionales de recherche : CORAF, PRASAC, CIRAD, IITA

− Les ministères sectoriels du pays hôte : MINRESI, MINADER, MINEPIA

− Les communautés économiques régionales : CEEAC, CEMAC et leurs institutions spécialisées

− Les partenaires techniques et financiers : FAO, FIDA

L’atelier se tiendra au NOUBOU INTERNATIONAL HOTEL Akwa - Douala au Cameroun du 13 au 14 juin 2022. Les langues officielles d’expression seront utilisées à savoir : le français, l’anglais et l’espagnole et le portugais.

Pour plus d’information télécharger le document

Du 06 au 08 aout 2014 à Yaoundé / Mfou au Cameroun

La croissance démographique accélérée, l’intensification des changements climatiques, la volatilité des prix sur les marchés et l’insécurité alimentaire galopante dans la région Afrique centrale, contraignent les décideurs politiques à investir dans le secteur agricole et particulièrement dans la recherche et le développement agricole afin d’accroître la production agricole et la productivité. Cette évolution du contexte institutionnel met la recherche au centre du développement agricole tout en favorisant l’implication effective des bénéficiaires des résultats de la recherche que sont les producteurs et leurs organisations dans le processus de génération et de diffusion des technologies.

Cette rencontre nationale s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Programme d’Appui aux Organisations Paysannes-PAOPA au Cameroun. Les travaux se déroulent du 24 au 26 aout 2016 au Centre de formation professionnel des exploitants agricoles de la CHASAADD-M (Mfou).

La session de formation a lieu du 30 au 01 aout 2016 dans la salle des actes de la mairie de Mengang dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’Appui aux Organisations Paysannes  au Cameroun.

Top
We use cookies to improve our website. By continuing to use this website, you are giving consent to cookies being used. More details…