Une mobilisation locale pour des pratiques agricoles durables
Dès l’ouverture de la rencontre, les habitants de Nkolmeyang ont affirmé leur volonté de revoir leurs pratiques agricoles pour renforcer la sécurité alimentaire et construire un avenir plus résilient pour leurs familles. Autour d’échanges participatifs, paysans, femmes et jeunes ont partagé leurs savoirs traditionnels avec des approches agroécologiques adaptées à leurs réalités.
Au cœur des échanges, les membres du GIC AGREN de Nkolmfou I ont présenté des pratiques innovantes de fabrication d’aliments pour poulets à base de plantes naturelles et de ressources locales, réduisant fortement les coûts et favorisant l’autonomie alimentaire.
Femmes et jeunes : moteurs de la transition agroécologique
L’événement a également mis en lumière le rôle essentiel des femmes et des jeunes dans la dynamique agroécologique. Dans le cadre du Programme Femmes et Jeunes pour la Consolidation des Entreprises Agroécologiques (PROFEJA), la CNOP-CAM renforce leurs compétences techniques, économiques et organisationnelles afin qu’ils deviennent des acteurs clés de systèmes alimentaires durables.
Pour Mme Élisabeth Atangana, présidente de la CNOP-CAM et Ambassadrice spéciale de la FAO pour les coopératives, investir dans ces groupes sociaux constitue un levier stratégique pour renforcer la résilience économique des territoires ruraux et renforcer la durabilité des systèmes alimentaires.
Alimentation locale, santé publique et qualité de vie
Outre les techniques agricoles, la journée a porté un message fort sur le lien entre alimentation, santé et bien-être. Dans le cadre de la campagne nationale « Ma nourriture est africaine – Je mange camerounais », les participants ont été invités à privilégier les fruits et légumes locaux, les céréales traditionnelles et les produits de pêche artisanale. Ce message s’inscrit dans la perspective de lutter contre les maladies non transmissibles et de valoriser les habitudes alimentaires saines ancrées dans les cultures locales.
Pour une vision durable des territoires ruraux
L’agroécologie n’est pas une simple option : elle est une vision stratégique pour l’avenir du Cameroun. Produire, transformer et consommer local, c’est créer de la valeur sur place, protéger notre santé et améliorer les conditions de vie des communautés rurales, insiste Mme Atangana.
À Nkolmeyang, la transition agroécologique prend forme dans les pratiques quotidiennes des agriculteurs, dans l’engagement des jeunes et des femmes, et dans la volonté collective d’œuvrer pour une agriculture plus durable, plus autonome et plus saine.
L’expérience de Nkolmeyang illustre de manière inspirante que l’agroécologie et l’alimentation locale sont des piliers incontournables d’un développement rural durable. Elles permettent non seulement d’améliorer la production alimentaire, mais aussi de renforcer la santé des populations, de dynamiser l’économie locale et de protéger l’environnement.
